Rengaine – Critique


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Titre Original: Rengaine
Genre: Drame
Date de Sortie: 14 Novembre 2012 (France)
Durée: 1h18
Réalisateur: Rachid Djaidani

Avec: Slimane Dazi, Sabrina Hamida, Stephane Soo Mongo, Nina Morato, Hakim Ammar Boudjelal, Mourad Hocine, Matisse Tiby, Jude Camilus

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Synopsis:

Paris, aujourd’hui. Dorcy, jeune Noir chrétien, veut épouser Sabrina, une jeune Maghrébine. Cela serait si simple si Sabrina n’avait pas quarante frères et que ce mariage plein d’insouciance ne venait cristalliser un tabou encore bien ancré dans les mentalités de ces deux communautés : pas de mariage entre Noirs et Arabes. Slimane le grand frère, gardien des traditions, va s’opposer par tous les moyens à cette union…

 
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Le réalisateur Rachid Djaidani a mis 9 ans pour tourner Rengaine, son premier film et cela sans producteurs et moyens financiers. En effet, le côté amateur de la caméra se fait ressentir d’entrée: elle bouge dans tous les sens sans forcement se focaliser sur les visages des personnages qui se mettent à parler ou agir. Mais cela devient très vite accessoire, une fois que l’on réussit sans peine à rentrer dans l’histoire. Je dirai que c’est plutôt un atout qui fait démarquer ce film français des autres…   L’acteur Slimane Dazi joue le frère aîné qui va tout faire pour s’opposer au mariage de sa soeur avec un homme noir chrétien. Pour cela ce protagoniste va s’adresser à chacun de ses 40 frères au fil de l’histoire pour essayer d’avoir des informations et tout faire pour retrouver le couple au sein de la ville parisienne. Il ne va cesser de rencontrer des obstacles qui vont en fait faire évoluer son personnage parfois négativement et d’autres fois positivement. La soeur en question est interprétée par Sabrina Hamida, qui reste enthousiasmante dans la peau de cette fille qui doit convaincre ses nombreux frères qu’elle ne leur sera pas soumise. Mais le point fort du film revient selon moi à Stephane Soo Mongo, le black qui vient, contre son gré, semer la pagaille au sein de la famille composée des quarante frères de sa future femme. Il nous livre une prestation humble et touchante….

 
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L’originalité avec Rengaine, c’est que le racisme interracial entre noirs et arabes est pointé du doigt. On oublie ici le racisme anti-blancs ou celui des occidentaux envers les africains et autres. C’est très astucieux pour une fois de mettre à la lumière du jour une autre forme de haine qui existe concrètement. De plus, les religions ont leur part de responsabilité dans les comportements des personnages du film. Ce film coup de poing va direct à l’essentiel (ce qui peut expliquer sa courte durée de 1h18) grâce aux acteurs saisissants et poignants, parfois drôles, interagissant dans une vision  de Paris telle qu’on ne la voit pratiquement jamais sur grand écran, dévoilant les fantômes de ses entrailles… Une réalisation plutôt efficace au final mais qui pourrait dérouter les amateurs qui ne sont pas habitués de voir une genre de cinéma très personnel et inhabituel…

Note:  7/10

BANDE ANNONCE:

 
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